mardi 10 mars 2009

Texte à 2 centimes

Pour entreprendre, faut des couilles ;
Pour réussir, elles doivent être
En or

J'ai flippé quand a craché
Par la fenêtre du plaisir
Ma carte de crédit ;
J'ai vu des chiffres
Tomber, dégringoler,
S'écraser et s'aplatir
Sur mon chéquier.

Papa, dis-moi que j'vaux de l'or
Mais que j'coûte pas cher !

Dès qu'ils sont dans mes mains,
Les billets partent si loin
Que je n'ai pas le temps de les sentir.
Ah ! La sensation si douce
Du papier rigide sous mes doigts,
Et ce souffle d'espoir qui caresse mes envies...
Argent, je t'ai...

Mais là, liquide,
Je ne t'ai plus,
Mon amour ignoble.
Et je flippe car au menu,
C'est ma carte de crédit
Qui est écoulée.

Papa, dis-moi que j'vaux de l'or
Mais que j'coûte pas cher !

De telles sommes à dépenser
Rien que pour moi,
J'en ai même peur pour mon banquier.

Rupture de stocks...
Option ? Achète autre chose,
Vieux schnock'

Le travail c'est la santé,
Et au travail, il faut de la...
Franchise.

Dis-moi, portefeuille,
Quand t'ai-je élagué pour la dernière fois ?
Je ne m'en souviens même pas !

J'irais vendre mes yeux
Pour ne plus voir la pauvreté
J'ai peur que ça m'tombe dessus
J'ai peur que ça m'tombe dessus.
Vous m'faites flipper !

Papa, dis-moi que j'vaux de l'or
Mais que j'coûte pas cher !

Pitié, papa, dis-moi qu'on vivra toujours beaux et forts
Qu'on me classera dans la gauche caviar,
Que même si je n'fais que passer dans le décor,
Je pourrai y traîner très tard le soir.

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